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lundi 01 décembre
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zonemetal > chroniques > Dodheimsgard > 666 International
666 International | chronique
01- Shiva Interfere
02- Ion Storm
03- Carpet Bombing
04- Regno Potiri
05- Final Conquest
06- Logic
07- Sonar Bliss
08- Magic
09- Completion
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Décalé, démentiel, décadent par Sirius
La démence, la démesure, la décadence… Voilà bien ce qui fait fonctionner Dodheimsgard. Avec ce 666 International, le groupe repousse les limites et emmerde la scène black-metal. Merde à l'imagerie avec les corpsepaints noirs et blancs et les piques, merde aux restrictions stylistiques, merde à ceux qui croient que le diable est dans les forêts enneigées de Norvège. Non, le diable est partout. Et pour personnifier cet état d'esprit, il fallait une musique éclectique.
666 International est la folie incarnée. D'abord il s'approche de vous avec des nappes de synthés mystérieuses, des beats electro secs, froids, puis Aldrahn déclame ses textes d'une manière désinvolte, grandiloquente ou décalée… Vous êtes rassurés, bercés. Et là d'un coup, sans prévenir, la batterie vous défonce la gueule comme jamais (je dis bien jamais), surgissant de nulle part, si rapide qu'on ne peut s'empêcher de penser que c'est une boîte à rythmes (et que Carl-Michael Eide alias Czral est un dieu). Alors on reste là, étonné, fasciné, attiré, incapable de bouger devant tant de violence (infiniment plus qu'un Dying Fetus ou qu'un Marduk). Tour à tour rapide, écrasante ou torturée, la musique de Dodheimsgard dérange et nous chamboule, elle nous empêche de nous accoutumer, de l'apprivoiser… Si certains passages sautent à la gueule et sont plus que jouissifs dès la première écoute, il en faudra de nombreuses autres pour prétendre connaître ce disque. "Contraste", oui, c'est bien là le maître mot de cette œuvre gigantesque. Parfois, le groupe part dans des power-chords écrasants et des coups secs sur les toms pour nous clouer littéralement sur place. Puis un riff dissonant arrive comme ça, nous traverse la cervelle, repart, laisse la place à une structure electro, puis revient à la charge… Le piano fait parfois cavalier seul, mais jamais bien longtemps (hormis pendant les interludes), la batterie compte bien nous redéfoncer la gueule. Puis on a affaire à des nappes de claviers kitsch qui disparaissent comme elles étaient apparues; parfois à des synthés énigmatiques, troublants, mystérieux. L'acier qui siffle sur "Final conquest" fait mal, très mal, il nous perce le crâne. Quelques chœurs guerriers par ici, des effets cosmiques par là, des samples en forme de simples bruits… Puis on réentend un piano, un son déjà entendu dans cette même chanson, les couches musicales se superposent. Et ce chant polymorphe… Déclamé, étouffé, grandiloquent et théâtral, haineux et frappant là où ça fait mal, parfois de simples cris de douleur, parfois menaçant, parfois simplement dicté…
Dévastatrice et chaotique, déstructurée, composée de moments d'accalmie, la musique de Dodheimsgard c'est tout ça et bien plus. Je ne peux que vous conseiller de vous ruer dessus si vous êtes à la recherche de metal extrême original (le mot est faible) et unique (énormément d'éléments electro/indus et gothiques). Un des meilleurs disques que la Norvège a pu nous envoyer ces dernières années (et pourtant il y en a des musiciens brillants dans ce pays).
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La démence, la démesure, la décadence… Voilà bien ce qui fait fonctionner Dodheimsgard. Avec ce 666 International, le groupe repousse les limites et emmerde la scène black-metal. Merde à l'imagerie avec les corpsepaints noirs et blancs et les piques, merde aux restrictions stylistiques, merde à ceux qui croient que le diable est dans les forêts enneigées de Norvège. Non, le diable est partout. Et pour personnifier cet état d'esprit, il fallait une musique éclectique.
666 International est la folie incarnée. D'abord il s'approche de vous avec des nappes de synthés mystérieuses, des beats electro secs, froids, puis Aldrahn déclame ses textes d'une manière désinvolte, grandiloquente ou décalée… Vous êtes rassurés, bercés. Et là d'un coup, sans prévenir, la batterie vous défonce la gueule comme jamais (je dis bien jamais), surgissant de nulle part, si rapide qu'on ne peut s'empêcher de penser que c'est une boîte à rythmes (et que Carl-Michael Eide alias Czral est un dieu). Alors on reste là, étonné, fasciné, attiré, incapable de bouger devant tant de violence (infiniment plus qu'un Dying Fetus ou qu'un Marduk). Tour à tour rapide, écrasante ou torturée, la musique de Dodheimsgard dérange et nous chamboule, elle nous empêche de nous accoutumer, de l'apprivoiser… Si certains passages sautent à la gueule et sont plus que jouissifs dès la première écoute, il en faudra de nombreuses autres pour prétendre connaître ce disque. "Contraste", oui, c'est bien là le maître mot de cette œuvre gigantesque. Parfois, le groupe part dans des power-chords écrasants et des coups secs sur les toms pour nous clouer littéralement sur place. Puis un riff dissonant arrive comme ça, nous traverse la cervelle, repart, laisse la place à une structure electro, puis revient à la charge… Le piano fait parfois cavalier seul, mais jamais bien longtemps (hormis pendant les interludes), la batterie compte bien nous redéfoncer la gueule. Puis on a affaire à des nappes de claviers kitsch qui disparaissent comme elles étaient apparues; parfois à des synthés énigmatiques, troublants, mystérieux. L'acier qui siffle sur "Final conquest" fait mal, très mal, il nous perce le crâne. Quelques chœurs guerriers par ici, des effets cosmiques par là, des samples en forme de simples bruits… Puis on réentend un piano, un son déjà entendu dans cette même chanson, les couches musicales se superposent. Et ce chant polymorphe… Déclamé, étouffé, grandiloquent et théâtral, haineux et frappant là où ça fait mal, parfois de simples cris de douleur, parfois menaçant, parfois simplement dicté…
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